Le Wechsler Intelligence Scale for Children ou WISC est un test de David Wechsler pour les enfants de 6 ans à 16 ans et 11 mois. La première version de ce test date de 1949, la dernière version française a été mise à jour en 2005.

Même si je n’assure plus moi-même la passation de ce test, n’hésitez pas à me contacter pour plus de renseignements ou pour trouver un professionnel.

Principe de la passation du test WISC IV :

Un entretien préalable avec un parent et l’enfant,
Une séance de passation du test, éventuellement deux séances suivant les capacités de concentration de l’enfant,
Une séance de restitution des résultats.

 

Le rationnel

L’évaluation psychologique en milieu scolaire inclut souvent la passation d’instruments psychométriques dont le Wechsler Intelligence Scale for Children, 4e édition (WISC-IV). Ce dernier est l’instrument d’évaluation psychométrique le plus utilisé au monde et il est beaucoup exploité avec les enfants en difficultés majeures. Il est donc pertinent et nécessaire de connaître en profondeur les propriétés du WISC-IV. Ce dernier n’est toutefois qu’un élément de référence parmi d’autres pour bien identifier la problématique. Il est nécessaire de considérer d’autres instruments d’évaluation tels que l’entrevue, la passation d’autres tests (comme le test projectif thématique appelé « Children’s Apperception » Test ainsi que le test de Rorschach) ou de questionnaires, l’évaluation informelle et les observations directes pour arriver à une concertation précise et exacte quant au diagnostic. Une intervention efficace pourra ensuite découler de cette évaluation psychologique.

L’objectif de mesure

Se basant sur quatre grandes composantes, le WISC-IV évalue les différentes aptitudes intellectuelles essentielles aux processus d’apprentissage.

 

Description du contenu des sous-tests

Composante concernant la compréhension verbale :

  • Similitudes : évalue principalement le raisonnement verbal et la formation de concepts. L’enfant doit décrire en quoi sont similaires deux mots représentant un même objet ou un même concept. Il s’agit d’un sous-test principal.
  • Vocabulaire : évalue principalement la connaissance des mots et la formation de concepts verbaux. L’enfant, âgé de neuf ans et moins, doit nommer les images qui lui sont présentées. Pour l’enfant, âgé de plus de neuf ans, il doit définir des mots. Il s’agit d’un sous-test principal.
  • Compréhension : évalue le raisonnement verbal et la conceptualisation, la compréhension verbale et l’expression, la compétence à évaluer et à utiliser l’expérience passée et la
    capacité à démontrer des connaissances pratiques. L’enfant répond à des questions à propos de principes généraux et de situations sociales. Il s’agit d’un sous-test principal.
  • Connaissances : évalue l’aptitude à acquérir, retenir et récupérer des connaissances générales. L’enfant répond à des questions portant sur des connaissances générales. Il s’agit d’un sous-test supplémentaire.
  • Raisonnement de mots : évalue principalement le raisonnement verbal. à partir d’une série d’indices, l’enfant doit identifier un concept commun. Il s’agit d’un sous-test supplémentaire.

 

Composante concernant le raisonnement perceptif

  • Blocs : évalue principalement la capacité d’analyse et de synthèse de stimuli visuels abstraits. En regardant des dessins de blocs assemblés, l’enfant reproduit en un temps limité les modèles de blocs. Il s’agit d’un sous-test principal.
  • Concepts en images : évalue les capacités de raisonnement abstrait de catégorisation. Parmi deux ou trois rangées d’images, l’enfant identifie une image par rangée formant un groupe d’images aux caractéristiques communes. Il s’agit d’un sous-test principal.
  • Matrices : évalue principalement le traitement de l’information visuelle et le raisonnement abstrait. Des matrices incomplètes d’images sont présentées à l’enfant et celui-ci identifie, parmi cinq choix de réponses, la partie manquante. Il s’agit d’un sous-test principal.
  • Images à compléter : évalue la perception, l’organisation visuelle, la concentration et la reconnaissance visuelle de détails essentiels des objets. L’enfant doit identifier, dans un temps limité, le détail manquant le plus important dans les images présentées. Il s’agit d’un sous-test supplémentaire.

 

Composante concernant la mémoire de travail :

  • Séquences de chiffres : évalue principalement la mémoire auditive à court terme, l’aptitude à faire des séquences, l’attention et la concentration. L’enfant doit répéter des séquences de chiffres dans un même ordre et dans un ordre inverse ensuite. Il s’agit d’un sous-test principal.
  • Séquences lettres-chiffres : évalue principalement les mêmes éléments que le sous-test Séquences de chiffres. L’enfant doit répéter les chiffres en ordre croissant et les lettres en ordre alphabétique de chaque séquence entendue. Il s’agit d’un sous-test principal.
  • Arithmétique : évalue principalement les aptitudes de manipulation mentale, la concentration, l’attention, la mémoire à court terme, le raisonnement numérique et la vivacité d’esprit. Dans un temps limité, l’enfant doit résoudre mentalement des problèmes mathématiques qui lui sont présentés oralement. Il s’agit d’un sous-test supplémentaire.

 

Composante concernant la vitesse de traitement de l’information :

  • Code : évalue principalement la vitesse de traitement de l’information, la mémoire à court terme, la perception visuelle, la coordination visuo-motrice, le balayage visuel et l’attention. Dans un temps limité, l’enfant copie des symboles selon une légende composée soit de formes géométriques simples ou de chiffres. Il s’agit d’un sous-test principal.
  • Repérage de symboles : évalue principalement la vitesse de traitement de l’information, la mémoire visuelle à court terme, la coordination visuo-motrice, la flexibilité cognitive, la discrimination visuelle et la concentration. Dans un temps limité, l’enfant regarde des séries de trois ou cinq symboles et décide si un symbole cible est présent dans la série présentée. Il s’agit d’un sous-test principal.
  • Barrage : évalue la vitesse de traitement de l’information, l’attention visuelle sélective, la vigilance et la négligence visuelle. Dans un temps limité, l’enfant doit repérer et rayer les animaux à travers un ensemble aléatoire d’images. Il doit refaire l’exercice avec un ensemble structuré d’images. Il s’agit d’un sous-test supplémentaire.

 

 

Populations visées où la validité clinique a été prouvée

Le WISC vise les enfants identifiés comme étant « doués / talentueux intellectuellement », ou encore les enfants ayant :

  • une déficience intellectuelle légère à moyenne
  • des troubles de lecture, d’expression écrite ou en mathématiques
  • des difficultés d’apprentissage en comorbidité avec le déficit d’attention/hyperactivité
  • un trouble de langage réceptif ou expressif
  • des blessures traumatiques au cerveau
  • un trouble autistique
  • un trouble Asperger
  • des déficiences motrices

 

Les apports

  • Il est standardisé auprès d’enfants francophones du Canada.
  • Il permet de situer un élève par rapport à son groupe de référence, représenté par les autres élèves du même âge, en ce qui concerne son résultat à l’échelle globale ainsi qu’aux différentes composantes.
  • Il permet de détecter les forces et faiblesses personnelles de l’enfant par rapport à ses résultats aux différents sous-tests.
  • Un lien statistique a été démontré entre le WISV-IV et le test de rendement individuel de Wechsler (WIAT-II) évaluant respectivement les capacités intellectuelles et le rendement scolaire. La passation de ces deux instruments psychométriques combinés fournit à l’examinateur un profil plus complet du fonctionnement cognitif de l’enfant. Ce lien a été trouvé à partir d’une étude possédant un échantillon de 393 enfants francophones du Canada, âgés de 6 ans à 16 ans et 11 mois, ayant effectué les deux tests.
  • Il permet d’établir un lien avec d’autres instruments d’évaluation de la mémoire (Children’s Memory Scale, CMS), de comportement adaptatif (Adaptative Behavior Assessment System, ABAS), de l’intelligence émotionnelle (Bar-On EQ) et de la douance (Gifted Rating Scale, GRS).

 

Les limites

  • Le profil du fonctionnement cognitif résultant de la seule interprétation des résultats à cet un instrument ne permet pas un diagnostic, il permet seulement d’élaborer des hypothèses.
  • Certains sous-tests dénotent un problème culturel quant au choix des questions touchant divers sujets. D’une culture à l’autre, le type de stimulation offert à l’enfant pourra grandement varier et influencer par le fait même les résultats de l’enfant aux sous-tests.
  • Il faut souligner que l’apport culturel apparaît particulièrement important lorsque l’on a l’occasion de comparer les scores obtenus avec trois ensembles de normes. Les normes américaines (anglophones) permettent l’obtention de scores plus élevés que les normes canadiennes-anglaises. Les normes franco-canadiennes donnent également des scores plus élevés que les normes canadiennes-anglaises. Or, rien ne vient justifier ces écarts de cotation, hormis le fait que les populations visées sont culturellement différentes et que les scores doivent donc refléter l’apport culturel que chaque enfant doit avoir pour pouvoir réussir le test.